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...Je monte doucement dans ma chambre, avec Dom Juan que je presse dans les mains. Je n'allume aucunes lumières, je m'étale tel un cadavre sur mon lit. Les larmes coulent doucement et le rythme s'accélère. Une douleur aïgue. J'ai mal, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Longtemps aussi que je n'avais pas pleuré. Pourtant tout devrait aller pour le mieux. Je devrais normalement me réjouïr du déménagement, de mon homme...Et puis c'est tout en fait. Le déménagement c'est dans 2 voir 3 mois. C'est long, et j'suis pire qu'impatiente. Personne ne vient me rassurer. J'aurais voulu que ma mère me prenne dans ses bras, et me dise comme avant "t'inquiètes ça ira". Juste ça. Mais non, personne est là, j'reste seule. Malgrès les amis que j'ai, j'reste seule. J'me pose des questions, j'm'en pose des tonnes. Je sais plus trop où j'en suis. J'suis pomée...
A la masse. J'me sens si nostalgique, si mélancolique. Là seule chose que je sais bien faire en ce moment, c'est manger des cochonneries. En cours j'ai aucunes motivations, aucunes. Merde, déjà 18:14 j'dois lire mon livre et faire un sale exo de maths.
Pour me plaindre, je me plains oui.
Ca ira mieux.